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    Voilà maintenant plusieurs mois que je ne suis pas revenu ici, Beaucoup de choses ont changé et en même temps d'autre semble figées...
    Notre petit prince est né il y a plus de 9 mois... Aélia grandit et s'endurcie...
    On avait un projet, déménager pour le sud de la France en vendant notre appartement parisien, acheter une maison dans le sud et moi je devais arrêter de travailler pour profiter de mes amours.
    Malheureusement nous n'avons pas su faire les bons choix au bon moment, notre appartement aurait pu être bien vendu et rapidement si on avait céder sur quelques milliers d'euros... mais... au final cet appartement aura mis bien du temps à se vendre, engendrant soucis financiers, et psychologique.
    Avec en plus l'arrivée de Gwénael moi j'ai finit en dépression...
    Et aujourd'hui je travaille toujours pour une société à 800km de chez moi avec en plus mon mini avec moi.
    Alors j'entends souvent "C'est super ça!" "tu as un bon salaire" " tu peux profiter de ton fils" "tu n'as pas de trajet" bref le pied total quoi!
    Mais la réalité est bien autre, et peu de gens s'en rendent compte, oui j'ai un travail et ce n'est pas donné à tous le monde avec qui plus est un bon salaire, mais je vous laisse immaginer mes journée... parceque le mini a beau être un bébé calme il a besoin qu'on s'occupe de lui on ne peut pas le laisser dans un coin 3h d'affiler, il dort un peu en journée heureusement mais des sieste de 1h ou 2h 2 fois par jour (et là j'ai de la chance!), moi à coté de ça je dois être devant mon écran à essayer de me concentrer pour faire mon boulot tant bien que mal, et il faut bien l'avouer depuis quelques temps ce n'est pas super, j'ai le rendement d'une huitre...
    Je passe à coté de tout, je ne peux pas sortir (et en plus pas de voiture...)

    Comment faire comprendre à ceux qui me voit "chanceuse" que moi je n'ai plus la chance de me concentrer vraiment sur ce que je fais? que quand je mets mon fils au lit je ne peux absolument pas savoir combien de temps j'ai devant moi pour bosser tranquillement, sans pour autant me plaindre de tout ça, c'est plus ou moins un choix...
    Comment être concentrée et travailler éfficacement quand le mini est sur son tapis à jouer mais qu'il faut quand même le surveiller et qu'il nous fait bondir en se mettant à hurler d'un coup, parceque le chien lui a fait une léchouille, parcequ'il est tombé sur le dos...
    Que je ne vois plus personne, que je ne peux plus faire une vraie pause avec un petit café dans la journée à papoter 15min...
    Et je ne parle pas du linge qui s'accumule aussi bien le sale que le propre à ranger, la crasse au sol, le bordel partout, moi qui suit en mode guenille toute la journée, je mets ce que je trouve de rapide le matin et comme je ne sors pas ça fera bien la journée...
    La maison ne ressemble plus à rien et moi non plus...
    Plus de temps pour moi, pour mes loisirs comme la couture...
    Bref un grand ral le bol qui je l'espère prendra fin dans 3 mois! dans 3 mois je serais sans emploie et j'en suis bien contente!
    La situation coté immobilière se débloque, dans 3 mois nous devrions enfin etre chez nous, et je pourrais enfin arréter de bosser pour mon patron actuel, profiter de mes enfants, arreter de les disputer pour un rien parceque je suis à bout, m'occuper d'eux comme il se doit, passer du temps à faire des activités, à les caliner sans le stress du truc que j'ai pas fait, que j'ai pas envie de faire.
    Vivement que ma prison dorée s'ouvre et que je retrouve un semblant de liberté!

     


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  • J'ai à mon tour regardé ce fameux reportage proposé pas M6 dans Zone interdite dont tout le monde a tant parlé:
    Mères au bord de la crise de nerfs.

    Cette émission a remué beaucoup de choses en moi, parcequ'en chacune de ces femmes j'y ai retrouvé un petit bout de moi.
    Ce qui m'a le plus frappée c'est de comprendre qu'une maman puisse en arriver à jeter son enfant à terre... 
    Beaucoup sont horrifiés par cet acte, mon homme le premier et moi je me dis que dans un contexte bien particulier on peut toute en arriver là... 

    On dit souvent que travailler de chez soit est difficile on se retrouve enfermé avec peu de contact social mis à part le téléphone, on s'épuise on étouffe en quelque sorte. Alors immaginez, être enfermé à la maison avec des enfants en bas âges, qui pleurent et qu'on ne sait pas/plus calmer... 
    On est pas enfermé en étant maman au foyer me direz vous?
    oui c'est vrai on peut sortir, il n'y a pas d'obligation à rester chez soit, mais quand on est fatigué par de mauvaises nuits qui s'enchainent, la fatigue moral de ses petts cris/pleurs à longueur de temps, on ne trouve souvent plus la force de sortir, sortir avec un tout petit c'est préparer un sac de voyage à chaque sortie (couches, bib, changes...), et c'est un cercle vicieux, moins on sort, et moins on a envie de sortir.

    Je suis l'aîné de 9 enfants j'ai donc 8 frères et soeurs allant de 25 à 3 ans, avant d'avoir ma fille je pensais que ça roulerait tout seul, je me suis toujours occupé de mes frères et soeurs, j'ai toujours adoré m'occuper de bébés/enfants, et puis j'ai eu ma fille, j'étais heureuse à sa naissance, ma petite puce tant désirée était là.
    Oui mais quand c'est son propre enfant ça n'est pas la même chose! on s'inquiète au moindre pleur qu'on ne comprend pas, on doit s'occuper du bout de chou et continuer d'avoir une maison ranger et propre, de s'occuper de soit...
    et quand ce petit coeur ne vous laisse pas une minute de répis, que même aller aux wc devient mission impossible, on s'épuise, on voit la maison s'encombrer, s'encrasser sans avoir la force d'y remédier, on se sent nulle innutile et dans ces cas là on a envie de fuir à l'autre bout du monde, et souvent l'homme et l'entourage ne comprennent pas comment en étant à la maison toute la journée on ne s'en sort pas.
    On finit par culpabiliser en permanence, parcequ'on voudrait justement du temps pour soit sans son bébé, parcequ'on ne se sent pas à la hauteur des attentes des autres, parcequ'on finit par crier alors que pendant la grossesse on voulait absolument une éducation sans violence mais que ces gestes, ces paroles nous dépassent, et cette culpabilité nous ronge en même temps que la fatigue s'accumule. Sans soutient, difficile de ne pas sombrer.

    Alors oui je comprends les gestes de ces mamans, 


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  • Je peux maintenant en parler sereinement... Il y a 2 ans j'étais loin d'imaginer ce qui se tramait!

    Alors oui, je savais que notre petite vie de couple en prendrait un coup, mais je ne pensais pas à un tel chamboulement.
    Je me suis toujours occupée de mes frères et soeurs donc m'occuper d'un bébé ne me paraissait pas difficile en soit, ce que par contre je n'avais pas prévu, c'était qu'accouchement signifie aussi chute d'hormone, que ce tout petit n'était plus juste un bébé dont il fallait prendre soin, c'était MON bébé et ça bah ça change tout!
    Apres l'accouchement on se retrouve fatiguée, épuisée, et malgré cela, on ne peut pas récupérer comme on le devrait, car il y a ce petit être qu'il faut nourrir toutes les 2-3h, changer, endormir, dorloter...
    Dés qu'on ferme l'oeil, lui ouvre les siens...
    ça ne laisse pas beaucoup de temps pour soit, on voit petit à petit notre "apparence" se dégrader, la maison s'encombrer et la poussière s'accumuler, et face à tout cela on se retrouve impuissante, trop fatiguée et éprouvée pour prendre son courage à 2 mains, remonter ses manches et gérer tout cela de front. 
    Rajouter à cela que le moindre pleure, le moindre mouvement de ce petit bébé nous inquiète, et cela peut paraître incompréhensible pour les personnes n'ayant pas d'enfants, mais cela nous déchire, chaque cris est un petit coup de poignard porté à notre coeur de maman. Sans compter les divers conseils de tout l'
    entourage qui ne sont pas tous bon à prendre mais qu'épuisé et démunie on prend sans broncher à se demander pourquoi cela ne fonctionne pas du tout pour nous.

    J'ai pour ma part choisit d'allaiter, pourquoi? ça je ne saurais l'expliquer, et quand cet allaitement n'ets pas aussi idillique et inné qu'il nous paraissait avant, c'est l'éfondrement...
    Pourquoi moi je n'y arrive pas? s'ouvre alors une bataille, une bataille contre quoi? contre qui? pour quoi?
    Dans les moments dificiles on se dit "pfff mais c'est n'importe quoi! un biberon et voilà!" mais notre tête ne peut s'y résoudre, c'est un échec, si on n'y arrive pas c'est qu'on est nulle! on est une mauvaise mère qui ne peut nourir son enfant par la méthode la plus naturelle au monde!
    Alors non l'allaitement n'est vraiment pas aussi simple qu'il y parait, du moins par pour toute! Parceque comme pour tout, nous ne sommes pas égales face à la nature. Nous n'en sommes pas de moins bonnes mamans pour autant! Au contraire cette remise en question est la preuve qu'on cherche le meilleurs pour nos petits, qu'on ne veut que leur bien être!
    Et finalement ce n'est pas plus facile pour les bibero
    nnantes! à l'exception qu'elles peuvent se relayer avec une tiers personne... Mais trouver le bon lait, le bon biberon, la bonne tétine, éviter les reflux, la quantité qui va bien, la texture qui va bien... ça peut là aussi s'avérer un vrai casse-tête.

    Faites un mélange de tout ça, et vous comprendrez pourquoi on tombe dans le baby blues, cette dépression qui pointe à la naissance d'un merveilleux petit bout, alors qu'on a tout pour être heureuse, tout s'éfondre, et il faut du temps pour refaire surface.
    Certaines sont épargnée et elles ne savent peut être pas à quel point elles ont de la chance!
    Et pour celles qui malheureusement passent par là, sachez que cet état n'est que temporaire, il y a bien de la lumière au bout de ce tunnel mais la longueur du tunnel varie d'une maman à une autre, il faut s'armer de courage et être entouré.

    Il me fallait ce petit billet dans un coin, pour me rappeler au prochain chamboulement de notre vie, comme il est merveilleux d'être maman une fois tous ces obstacles des débuts surmonté ;o)


    et un petit texte trouvé que j'aime beaucoup:

     

    Un petit garçon demande à sa mère  » Pourquoi pleures-tu?
    «
     Parce que je suis une femme  » lui répond-elle.
    « Je ne comprends pas  » dit-il.
    Sa mère l’étreint et lui dit  » Et jamais tu ne réussiras. « 
    Plus tard le petit garçon demanda à son père : « Pourquoi maman pleure-t-elle sans raison ? « 
    « Toutes les femmes pleurent sans raison » fut tout ce que son père pu lui dire.
    Le petit garçon grandit et devint un homme, toujours se demandant pourquoi les femmes pleurent aussi facilement.
    Finalement il demanda à Dieu!
    Dieu lui fit signe:
     » Quand j’ai fait la femme, elle devait être spéciale. J’ai fait ses épaules assez fortes pour porter le poids du monde; mais quand même assez douces pour être confortables « .
     » Je lui ai donné une force intérieure pour endurer les naissances et les rejets qui viennent souvent de ses enfants. « 
     » Je lui ai donné la force pour lui permettre de continuer quand tout le monde abandonne et prendre soin de sa famille en dépit de la maladie et de la fatigue, sans se plaindre. « 
     » Je lui ai donné la sensibilité pour aimer ses enfants dans n’importe quelle circonstance quand ces derniers l’ont blessée très durement. « 
     » Je lui ai donné la force de supporter son mari dans ses défauts. « 
     » Je lui ai donné la sagesse de savoir qu’un bon époux ne blesse jamais sa femme, mais que quelques fois il teste sa force et sa détermination à demeurer à ses côtés sans faiblir. « 
     » Et finalement je lui ai donné une larme à verser. Cela est exclusivement à son usage personnel quand elle le juge bon. « 
     » Tu vois : La beauté d’une femme n’est pas dans les vêtements qu’elle porte, ni dans le visage qu’elle montre, ou dans la façon de se peigner les cheveux. « 
     » La beauté d’une femme doit être dans ses yeux, parce que c’est la porte d’entrée de son coeur : la place où l’amour réside. « 
    L’homme répondit avec un profond soupir :
    Maintenant je comprends le sentiment de ma mère, de ma sœur, de ma femme… Merci mon Dieu, d’avoir créé la Femme.

     

    Alors ne culpabilisons pas de pleurer quand ce moment arrive! 



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  • Depuis samedi mes parents ont abandonné maison et enfants pour profiter de leur cadeau de noël: un weekend de 3j à Budapest.
    Il faut donc prendre le relais avec les plus jeunes.

    La plupart sont à la maison avec ma soeur de 24ans et pour ne pas lui laisser 2 minettes de presque 2ans nous en avons pris une des deux.
    Aélia se retrouve donc en compagnie de sa tante de 2 semaines de moins pour 3j.
    La cohabitation se passe plutot bien, mais dur dur pour la miss de partager ses jouets avec le petits zébullon!
    Une fois passé en revu, dvd, dessin, jeu de construction, puzzle, poupons... on a vite fait le tour et le manque d'air et de dépense pèse doucement sur chacune d'entre nous.
    Aujourd'hui il faisait un temps magnifique avec des températures douces, nous en avons donc profiter pour aller se défouler un peu au parc et prendre l'air!
    Une fois le goûter préparé dans le sac, basket au pieds et blouson enfilés, nous voilà dans un petit coin de verdure à contempler le lac et ses canards, à boire un biberon de lait chaud ou encore croquer un morceau de gâteau sous les doux rayons de soleil de ce début de février. Un bon bol d'air (presque) pur...


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    Déjà bientôt 18mois que notre petite crapule surnommée ces temps-ci "machine à bêtises" partage notre quotidien...

    Pas de nouveaux articles depuis 6 mois?! 
    Et oui en ce moment l'inspiration me manque... La miss grandit, évolue et s'épanouie mais rien d'extraordinaire dans l'évolution d'une petite puce.

    Nous revenons de 3 semaines de vacances, 3 semaines juste le temps pour elle de faire un bond en avant et de montrer à ses parents que maintenant:
    - elle parle, répète tous les mots qui lui plaisent (va falloir faire gaffe à notre langage maintenant!...)
    - comptabilise 12 dents! les 4 pré-molaires sont sorties et heureusement pour tout le monde sans encombre
    - marche court et grimpe/descend du canapé de façon très assurée et maîtrisée

    3 semaines ou nous avons pu profiter de chaque journée, malheureusement passées bien trop vite et nous voilà de retour dans notre rythme effréné...
    La semaine se résume à Dodo, boulot, taches ménagères, dodo et le weekend dodo, tâches ménagères, dodo... 
    Rien de bien folichon!

    Même si je sais que je ne pourrais pas être maman au foyer à plein temps, qu'il me faut aussi une autre activité, je sens bien que cette vie là telle qu'elle est ne me convient pas.
    Nous envisageons de déménager d'ici 2012, pour la 1ère rentrée scolaire de la miss, et je mise beaucoup sur ce renouveau, ce changement radical, je mise d'ailleurs peut être trop... 
    Je ne sais pas encore ce que je ferais de mes journées, boulot à plein temps, mi-temps? me lancer dans ma propre entreprise? et si oui dans l'informatique? la photo? la création?
    Tout ce que je sais c'est que je veux faire un boulot qui me passionne vraiment en rapport avec ce que j'aime: "les enfants"

    J'ai plein voir même trop d'idée et il va me falloir faire le tri dans tout ça... Faire quelque chose qu'on aime est une chose mais il y a aussi une petite bouche à nourrir et surement d'autre à venir, il ne faut donc pas se lancer tête baisser...
    Le temps trop vite et en même temps j'ai l'impression que ces 2 années à attendre ce changement va être très long...


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